Archives pour la catégorie Auteur

La Boétie – Discours de la servitude volontaire (1574) – Monarchie et tyrannie

Étienne de La Boétie est un contemporain et ami de Montaigne. S’il était monarchiste, il était également favorable à un catholicisme réformé. Dans ce texte, il se pose la question des tyrannies: comment s’installent-elles? Comment peuvent-elles subsister?

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Baudelaire – Les Fleurs du mal (1857) – La Beauté

Ce poème est construit pour célébrer la Beauté, statue mystérieuse et sensuelle, tellement fascinante pour les poètes, ses amants. Mais que reflètent ses yeux, finalement?

 

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Montaigne – Les Essais (1588) – De la moralité de la conquête de l’Amérique

Lors de leur arrivée au Nouveau Monde, les Conquistadores entendent soumettre les indigènes, qu’ils considèrent comme leurs inférieurs. Néanmoins, ces derniers méritent sans doute plus de considération, comme le démontre ce texte.

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Rabelais – Gargantua (1534) – Les Pèlerins

Grandgousier voit arriver en son royaume un groupe de pèlerins. Le pèlerinage est une activité courante au Moyen Âge, mais aussi très lucrative pour l’Église. Cela ne va pas sans déranger ce bon roi soucieux de ses sujets.

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La lettre du voyant (1871) – Se faire voyant

C’est sous le titre « Lettre du voyant » que l’on connaît cette lettre adressée par Arthur Rimbaud à son ami Paul Demeny. Rimbaud, qui n’a que 17 ans à l’époque, dresse un bilan de l’histoire poétique, qui pour lui est arrivée à une impasse. Il faut renoncer à la tradition issue de l’Antiquité et reprendre une exploration de l’âme propre au poète, quel qu’en soit le prix. Au terme de ce processus, le poète se fera voyant.

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Baudelaire – Les Fleurs du mal (1857) – L’Albatros

Au travers de la figure de l’albatros, c’est du poète que traite Baudelaire. Les deux créatures présentent bien plus de points communs que l’on pourrait d’abord imaginer. Tour à tour magnifiques et ridicules, ils ont à souffrir l’encombrant voisinage des hommes.

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L’Utopie (1516) – Comment faire tenir le système?

L’humaniste anglais Thomas More (1478-1535) fut un catholique assez rigoriste. Choqué par les abus présents dans la société anglaise, il voulut réagir. Il publia ainsi un ouvrage en latin où il décrivait le pays idéal selon lui: L’Utopie. Les valeurs de ce pays imaginaires sont les valeurs chrétiennes enfin actualisées. D’un côté, le système imaginé est fonctionnel. Mais de l’autre, ce pays reste imaginaire…

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Comment faire tenir le système?

L’humaniste anglais Thomas More (1478-1535) fut un catholique assez rigoriste. Choqué par les abus présents dans la société anglaise, il voulut réagir. Il publia ainsi un ouvrage en latin où il décrivait le pays idéal selon lui: L’Utopie. Les valeurs de ce pays imaginaires sont les valeurs chrétiennes enfin actualisées. D’un côté, le système imaginé est fonctionnel. Mais de l’autre, ce pays reste imaginaire…

Arrivés à ce point il nous faut, pour nous épargner une erreur, considérer attenti­vement une objection. Si chacun ne travaille que six heures, penserez-vous, ne risque-t-on pas inévitablement de voir une pénurie d’objets de première nécessité ?

Bien loin de là : il arrive souvent que cette courte journée de travail produise non seulement en abondance, mais même en excès, tout ce qui est indispensable à l’entre­tien et au confort de la vie. Vous me comprendrez aisément si vous voulez bien pen­ser à l’importante fraction de la population qui reste inactive chez les autres peuples, la presque totalité des femmes d’abord, la moitié de l’humanité ; ou bien, là où les femmes travaillent, ce sont les hommes qui ronflent à leur place. Ajoutez à cela la troupe des prêtres et de ceux qu’on appelle les religieux, combien nombreuse et com­bien oisive ! Ajoutez-y tous les riches, et surtout les propriétaires terriens, ceux qu’on appelle les nobles. Ajoutez-y leur valetaille, cette lie1 de faquins2 en armes ; et les men­diants robustes et bien portants qui inventent une infirmité pour couvrir leur paresse. Et vous trouverez, bien moins nombreux que vous ne l’aviez cru, ceux dont le travail procure ce dont les hommes ont besoin.

Demandez-vous maintenant combien il y en a parmi eux dont l’activité a une fin véritablement utile. Nous évaluons toutes choses en argent, ce qui nous amène à pra­tiquer quantité d’industries3 totalement inutiles et superflues, qui sont simplement au service du luxe et du plaisir. Cette multitude des ouvriers d’aujourd’hui, si elle était répartie entre les quelques branches qui utilisent vraiment les produits de la nature pour le bien de tous, elle créerait de tels surplus que l’avilissement4 des prix empê­cherait les ouvriers de gagner leur vie. Mais que l’on affecte à un travail utile tous ceux qui ne produisent que des objets superflus et, en plus, toute cette masse qui s’engour­dit dans l’oisiveté et la fainéantise, gens qui gaspillent chaque jour, du travail des autres, le double de ce que le producteur lui-même consomme pour son propre compte : vous verrez alors combien il faut peu de temps pour produire en quantité nécessaire les choses indispensables ou simplement utiles, sans même négliger ce qui peut contribuer au plaisir, pourvu que celui-ci soit sain et naturel.

C’est ce qu’on voit à plein en Utopie. Dans toute une ville avec sa banlieue, parmi l’ensemble des hommes et des femmes en âge et en état de travailler, il n’y en a pas cinquante à qui dispense en soit accordée. Même les syphograntes5, que la loi exempte du travail manuel, l’assument volontairement, afin d’entraîner les autres par leur exemple. Jouissent d’une immunité analogue ceux auxquels le peuple, sur la recom­mandation des prêtres et par un vote secret des syphograntes, accorde une dispense à vie afin qu’ils puissent se consacrer tout entiers aux études. Si l’un d’eux déçoit l’es­pérance qu’on a mise en lui, il est renvoyé parmi les ouvriers. Il n’est pas rare en revanche qu’un ouvrier consacre aux lettres ses heures de loisir avec une telle ferveur, et obtienne par son zèle de tels résultats, qu’on le décharge de sa besogne pour le pro­mouvoir parmi les lettrés. C’est parmi eux que l’on choisit les ambassadeurs, les prêtres, les tranibores6, enfin le prince lui-même.

1 Racaille

2 Hommes méprisables

3 Métiers

4 Baisse.

5 Chefs de gouvernement dans le pays imaginé par More.

6 Magistrats d’Utopie.

Cobre (cuivre) – Un peu de géographie

Jorge, journaliste et attaché en communication, est devenu un proche du Président chilien socialiste Salvador Allende. Ce dernier vient de convoquer Jorge. Résultat de recherche d'images pour "salvador allende"

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Patricia – Le poids des êtres

Résultat de recherche d'images pour "africaine"Jean Iritimbi demande à Patricia de veiller sur Vanessa, sa fille, alors qu’il part à la recherche de Christine et Myriam, sa femme et son autre enfant, toutes deux disparues dans le naufrage du bateau censé les amener en Europe.

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